Les survêtements Adidas des Années 70 / 80 ! (Challenger, Laser, Terminator…)

 

Logo Adidas vintageAprès vous avoir longuement parlé des baskets Adidas que nous portions aux pieds lors de notre jeunesse eightisienne, il était bien naturel que je vous parle à présent du complément à ces fameux souliers : les survêtements Adidas.

 

La marque aux trois bandes était synonyme d’équipement au top de la mode et du confort. A l’instar des baskets, ses modèles légendaires ont profité des 80’s pour petit à petit coloniser les terrains de sport, puis les cours d’école, et les rues de notre enfance. A condition bien sûr d’adhérer au truc, car pour beaucoup, il n’était pas question de porter un jogging en dehors des cours d’EPS.

 

Survêtement Adidas Challenger années 80Je vous propose quand même un petit tour non exhaustif des modèles les plus marquants, ceux dont on se souvient avec des tonnes d’affection. Soit parce qu’on a eu la chance de les porter, soit parce qu’on jalousait le copain ou le voisin d’avoir des fringues aussi cools. La mémoire nous jouant des tours au gré des années, et le net étant assez pauvre en informations à ce sujet, n’hésitez pas à apporter vos précisions ou vos souvenirs dans les commentaires, ou directement auprès de l’auteur de l’article.

 

Commençons par les survêtements les plus anciens, c’est-à-dire les modèles tout droit sortis des 70’s. Ils se caractérisent par un design assez rudimentaire, des tissus en général uni, avec seules quelques lignes ou de très légers motifs pour casser la monotonie. Bien entendu, les 3 bandes sont là, elles partent du cou, longent les épaules et se terminent aux poignets. L’inoubliable logo Adidas, formant un trèfle avec 3 bandes, est brodé ou floqué sur le torse.

 

Etiquette Adidas Ventex Made in France VintageEt preuve qu’à l’époque les multinationales possédaient encore un brin de civisme et n’étaient pas (toutes) obnubilées pas les économies de grande échelle, bon nombre de fringues Adidas étaient fabriquées en France, produites par la société VENTEX. Cette information figure sur les étiquettes d’époque, vous n’aurez donc en principe aucun mal à détecter un modèle original d’une copie ou d’une réédition.

 

Bas de survetement vintage adidasLa caractéristique principale de ces survêts est la texture en polyester, polyamide et/ou triacétate, donnant un aspect brillant, et une tendance à gratter dès les premières gouttes de sueur. Le tissus tenait particulièrement bien au chaud … en hiver, c’est bien pratique, mais sous le soleil … dur dur à supporter.

 

Mais surtout, SURTOUT, incroyable idée loufoque des couturiers de l’époque, la plupart des bas de survêtement possédaient ces foutus élastiques au bout des jambes que l’on glissait sous les pieds, donnant un côté fuseau au survêt, et ayant la faculté d’étirer le tissu, et de donner un côté moulant aux cuisses, et pour les hommes, des poutres apparentes du plus bel effet. Les inventeurs de cet élastique doivent encore être en fuite à l’heure actuelle, planqués avec les créateurs du sous-pull en nylon, ou de la cagoule en laine.

 

Allez, place à ces fameux modèles !!

 

Le Club

Survetement Adidas ClubUn best-seller d’Adidas, on a l’impression de l’avoir toujours connu ! Il s’agit d’un des premiers modèles à posséder son propre nom. Il s’est décliné en une incroyable quantité de couleurs, et a permis à Adidas de se faire connaître auprès des clubs sportifs.

 

Facile à reconnaître, la veste Club : c’est comme le Port Salut, c’est marqué dessus !! Toujours à la mode et apprécié sur les terrains de sports et dans la rue, ce survêtement a fait l’objet de plusieurs rééditions.

 

L’équipe de France

Survetement Adidas Equipe de FranceA votre avis, pourquoi on l’appelle Equipe de France ? Tout simplement parce qu’il se différencie des autres survêts de l’époque avec ses 3 bandes blanches et rouges sur fond bleu. Assez banal dans son design, et assez semblable à l’ATP dont je vous parle ci-dessous, il n’en reste pas moins un best-seller de la marque, et un inoubliable souvenir.

 

Il date de la seconde moitié des 70’s, mais bien entendu, il était encore très porté dans les années 80. Je suis sûr que presque tout le monde a connu quelqu’un dans sa famille ou son entourage possédant cette veste.

 

L’ATP

Un classique !! A vrai dire, je ne sais pas s’il s’agit de son nom officiel, mais il est très fréquemment appelé ATP en raison de cette mention sur l’étiquette, qui laisse supposer que la veste était avant tout destinée aux tennismen. Facilement reconnaissable à son bleu ciel qui rappelle les couleurs du mythique FC Tours (qui a dit que j’étais chauvin ??? 😉 ), on pouvait également le trouver en version bleu foncé.

 

Survetement Adidas ATP vintage

 

Le Superstar

Il s’agit de la naturelle évolution du survêtement ATP. Il apparaît en 1980 et reprend le design et la matière de l’ATP (polyester et triacétate), si bien qu’il est très facile de les confondre. Cependant, ses lignes un peu plus fluides, et le fait qu’il soit disponible dans plusieurs coloris, dont quelques couleurs vives, font qu’il a permis à Adidas de devenir l’équipementier préféré de bon nombre de clubs de foot. Il était proposé au début des années 80 au prix de 359 francs en taille adulte.

 

Adidas Superstar Survetement

 

Ce survêtement (à ne pas confondre avec les baskets du même nom, sorties un peu plus tard) reste très méconnu de nos jours, il a été oublié par pas mal de monde. Je suis donc preneur de vos souvenirs à ce sujet 😉

 

Le First

A mon humble avis, c’est le modèle qui a parfaitement fait la transition entre les « vieux-modèles-qui-piquent » des 70’s, et les « Top-confort-en-peau-de-pêche » des 80’s. Avec le First, Adidas fait un grand pas vers un design plus audacieux. La matière est encore rudimentaire (polyester et triacétate, encore et toujours), mais les bandes de différentes épaisseurs qui traversent le torses sont très esthétiques et annoncent les designs superbes que l’on découvrira par la suite.

 

Adidas FIrst Survetement

 

Proposé aux sportifs dès la rentrée 1981 au prix de 450 francs, le First, encore plus que le Club, est une gamme à part entière d’Adidas, déclinée en plusieurs coloris, même si au début des années 80, Adidas n’ose pas encore le mélange de couleurs vives.

 

Adidas FIrst Survetement 2

 

Le Tricolore

Survetement Adidas TricoloreUn autre survêtement qui doit vous évoquer un paquet de souvenirs. Comme le First, le Tricolore date du début des années 80, et sert de base de création pour les modèles ultérieurs. Toujours en polyester et triacétate, le Tricolore, comme son nom l’indique, possède 3 couleurs, réparties en « couches », offrant un contraste de couleurs sympathique. Avec ce modèle, Adidas cette fois-ci ose la couleur, notamment le rouge vif, le rose ou le jaune. C’est la raison pour laquelle la célèbre marque n’aura aucun mal à proposer ce modèle à de nombreux clubs sportifs, en l’adaptant aux couleurs locales.

 

Vers la moitié des années 80, Adidas se démarque en proposant un nouveau style de survêtements. La marque abandonne peu à peu cette matière assez peu confortable qu’est le mélange de polyester et de triacétate pour intégrer du coton dans ses modèles. Avec pour résultat une innovation qui révolutionne le monde de la mode sportive : une nouvelle matière avec un aspect velouté, ultra confortable donnant ce célèbre côté « Peau de pêche », doux au toucher, joli au regard, et aéré pendant l’effort. Un coup de génie de la part de la marque aux 3 bandes.

 

Survetement Adidas Tricolore 2Chose non négligeable, les designers ont également choisi de bannir cet élastique-fuseau-sous-les-pieds des précédents modèles. Je ne sais pas qui a eu cette riche idée, mais en tant que Vice-Trésorier adjoint de l’Amicale des Moule-Burnes Repentis, je milite d’ores-et-déjà pour qu’on lui refile la Légion d’Honneur.

 

Au niveau du look, les couleurs vives sont désormais omniprésentes et les contrastes très prononcés. Les 3 bandes s’arrêtent aux épaules pour permettre une plus belle variété de tissus et de couleurs sur le torse et les manches.

 

Enfin, Adidas décline sa gamme par des modèles aux noms immédiatement reconnaissables, aux bonnes sonorités aventurières, fleurant bon la science-fiction : Explorer, Challenger, Laser, Terminator, Solstice …

 

Le Challenger

Le mythique, le légendaire, le fabuleux. Ce survêtement a fait passer Adidas dans une autre dimension, et a largement contribué à populariser le survêtement en dehors des terrains de sport. Même dans la rue ou en boîte de nuit, celui qui le portait avait la classe. Apparu en 1984, il inaugure une longue série de survêtements en peau de pêche, véritable révolution vestimentaire. Très rapidement, l’Europe tombe amoureuse de ce survêtement. Séduits par son immense choix de coloris, de nombreux clubs de football l’adoptent, aux premiers rangs desquels la populaire équipe de France, ou le superbe Football Club de Tours (c’est quand même beau l’objectivité).

 

Survetement Adidas Challenger des années 80

 

Le challenger a connu de longues années de prospérité. Il fut distribué dans sa version originale jusqu’au début des années 90. A titre d’exemple, en 1989, il pouvait être à vous pour 695 francs, ce qui représentait une somme considérable à l’époque.

 

Ce modèle fait un gros carton, je me souviens très bien de la manière dont celui qui le portait avait la côte dans la cour du collège. J’ai eu la chance de le posséder moi-même sur le tard (fin des années 80, les tarifs avaient certainement baissé), ce qui ne m’a pas empêché d’avoir un joli quart d’heure de gloire parmi les potes. Je le portais pour aller en cours, mais surtout pas pour faire du sport : trop peur de l’abimer !

 

Survetement Adidas Challenger Equipe de France

 

Bien entendu, Adidas à produit à quelques reprises des rééditions de ce survêtement. On va pas se mentir, y a beau avoir des belles pièces, le vrai Challenger reste l’original … celui produit par Ventex.

 

Survetement Adidas ExplorerL’Explorer

Je ne sais pas si ce survêtement a été produit avant ou après le Challenger, mais ce qui est sûr, c’est qu’il a vécu dans son ombre. Beaucoup plus sobre et moins classe que son illustre collègue, l’Explorer était quand même beaucoup porté.

 

De mémoire, son choix de coloris était bien plus restreint, et les tons restaient dans les noirs, gris ou bleus. Je pense donc qu’il séduisait avant tout ceux qui voulaient porter un survêtement plus « passe-partout » que le Challenger, sans trop jouer les « m’as-tu-vu » 😉 . Niveau confort, en revanche, rien à reprocher.

 

Survetement Adidas LazerLe Laser

Autre belle réussite d’Adidas, et digne successeur du Challenger. Assez similaire dans la coupe, et par la variété des coloris disponibles, il se distingue par ses épaulettes de couleur tombant le long des bras dans la continuité des 3 bandes.

 

Il est apparu en 1986, et a immédiatement habillé l’Equipe de France de Football au Mexique. Toujours en peau de pêche et produit par Ventex, ce survêtement était assez classe, mais a souffert de la cohabitation dans les rayons avec le Challenger, et n’a donc jamais eu ce statut de survêtement incontournable.

 

Survetement Adidas SelectLe Select

A l’instar de l’Explorer vis-à-vis du Challenger, le Select est un survêtement apparu presque même temps que le Laser, mais qui a joué le rôle du « low-cost » : tissus moins noble, finition et confort un peu moins soignés, et prix plus attractif (515 francs).

 

Le Select garde donc une cote pas trop élevée, et surtout plus grand monde ne s’en souvient. Pourtant, il était plutôt réussi niveau design, avec ses bandes discrètes de part et d’autre du logo, et son joli bleu ciel. Si vous avez porté ce survêt, n’hésitez donc pas à le réhabiliter et à nous raconter vos souvenirs !

 

Le Terminator

Survetement Adidas TerminatorIl s’agit du dernier survêtement sorti par Adidas dans les années 80. Je vous concède que le nom est un poil ridicule, mais en tout cas, il est le vrai successeur du Challenger. Il lui ressemble d’ailleurs beaucoup, avec ses deux griffes colorées de chaque côté du torse.

Sorti en 1989, la durée de vie du Terminator sera assez restreinte, Adidas privilégiant dès le début des années 90 d’autres modèles. Il a tout de même rencontré un vrai succès jusque dans les 90’s, et a également équipé pas mal de clubs sportifs. Son prix restait sensiblement le même que le Challenger et le Laser, à savoir 750 francs en taille adulte. Il est d’ailleurs cocasse de se rappeler que 8 ans plus tôt, en 1981, le prix du survêtement d’Adidas (le Superstar) était de 359 francs. Le prix d’un survêt’ de la marque aux 3 bandes a donc plus que doublé en quelques années, de quoi nous rendre compte que l’inflation galopante n’est pas un truc inventé au 21ème siècle.

Le Solstice

Afin de clore cette décennie tout aussi sportive que vestimentaire, Adidas propose en 1989 une alternative au Terminator, moins chère et plus passe-partout, le Solstice. Là aussi, c’est du low cost : mélange d’acrylique et de jersey, le Solstice fait penser à un Challenger dont on aurait réuni les chutes pour en faire un survêtement moins glamour que le Terminator. Et moins cher aussi (495 francs). Mais visiblement, il a du plaire à pas mal de monde à l’époque, tous ceux et celles qui recherchait le confort d’un Adidas sans le côté « Victime de la mode » des best-sellers.

 

D’ailleurs, en fouinant bien dans les friperies, ou sur les sites de ventes en ligne, on peut dénicher un Solstice de temps en temps.

 

Survetement Adidas Années 90Nous sommes au début des années 90, et pour nos bons vieux survêtements, c’est un peu le début de la fin. D’une part parce que la matière faite de coton et de polyester est délaissée par Adidas au profit d’une texture imperméable façon « coupe vent », popularisée par Nike. Et d’autre part parce que la production Made in France est abandonnée. Au début des 90’s, Adidas fabriquera ses survêtements principalement en Europe de l’Est, puis en Tunisie, avant de tout envoyer en Chine et en Corée. Autre temps, autres pratiques commerciales, place à la mondialisation et aux coûts de productions optimisés …

 

Voici pour le petit tour des survêtements Adidas des années 80. Bien entendu, il est loin d’être exhaustif. Adidas a sorti plusieurs autres modèles, qui sont passés un peu plus inaperçu, et dont de nos jours plus grand monde ne se souvient, et pour lesquels il est difficile d’obtenir des informations. N’hésitez pas à compléter cette sélection de joggings, et à ajouter vos souvenirs à cette collection, et à nous parler de ce que vous portiez à l’époque.

 

En attendant, je vous laisse, avec mon pote, on est fin prêt pour aller au Macumba Night Tropic Club, avec cette tenue, sûr qu’on va emballer de la belette !! 😀

 Survetements Adidas Tommy et Taram du site Eighties

 

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