Halloween, la Nuit des Masques !

Affiche Halloween La nuit des masquesAujourd’hui, un petit film de saison ! Bah oui, quelle période plus adaptée que cette semaine consacrée à Halloween pour vous présenter un film mythique de la fin des années 70 ? Qui en plus, a engendré une des sagas les plus populaires des films d’horreur des années 80 ? Votre citrouille est prête ? Le couteau aiguisé ? Et le masque ? Il est où le masque ? Allez, filez à la quincaillerie la plus proche, et revenez vite ou je commence sans vous !

“Halloween, la nuit des masques” est un film sorti en 1978, et relate la terreur provoquée par un tueur qui cherche à taillader tout ce qui lui passe sous la main, en particulier s’il s’agit d’un être humain muni d’une paire de fesses et d’une paire de seins. A cette époque, chaque long métrage de ce genre était qualifié de “Film d’horreur”, sans distinction du sous-genre, qu’il y ait du sang ou non … Le simple fait qu’on ressortait du ciné en s’étant fait dessus de trouille suffisait !  😉

Si vous avez bien lu le titre, vous vous doutez bien que l’intrigue ne se déroule pas un 1er Mai. Tant mieux, parce qu’un film intitulé “Fête du Travail”, niveau pétoches, on a connu mieux …

Michael Myers jeune HalloweenCependant, le rapport avec la célèbre fête à base de citrouilles et de chauve-souris est assez lointain, si ce n’est qu’effectivement, l’histoire se déroule le 31 octobre 1978. Mais revenons un peu en arrière, l’intro du film nous explique le pourquoi du comment …

Tout commence le 31 octobre 1963, dans la grande et belle maison de la famille Myers. Les parents se sont absentés, et la grande sœur doit veiller sur son petit frère Michael, 6 ans. Cependant, la friponne, plutôt que jouer les baby-sitters bienveillantes, ne trouve rien de mieux que de se faire rutiler la citrouille par son boy-friend. Le petit Michael, dont l’entendement s’en trouve tout dépassé, se rend dans la chambre de sa grande sœur et se met à la taillader à coup de couteau dont la lame ferait pleurer de honte Crocodile Dundee. Sans explication, ni mobile.

Jamie Lee Curtis Film Halloween15 ans passent. Le petit Michael, devenu grand, a passé ces longues années en hôpital psychiatrique, sans prononcer un seul mot. Son geste reste totalement mystérieux pour les médecins.

Fêtant ses 21 ans, il s’apprête donc à être transféré au tribunal pour y subir son procès. Pas de bol, il parvient à s’enfuir lors de ce transfert, et retrouve ainsi la liberté. Dès lors, il n’aura qu’une obsession : retourner dans son village d’enfance, où il avait commis son soeurcoquinicide (admirez au passage le néologisme qui, un jour ou l’autre, me fera entrer à l’Académie Française).

Son but est clair, mais si on ne connaît pas l’histoire, ou si on découvre le film sans s’affranchir du contexte, n’est absolument pas évident à cerner : il veut faire la peau à la seule survivante de la famille Myers, une sœur cachée, qui fut adoptée peu après le drame, et qui porte désormais le nom de Laurie Strode.

Jamie Lee Curtis jeune film HalloweenPetite pause dans l’histoire pour vous présenter le personnage principal (en dehors du coutelier furieux). Laurie est une fille bien calme, à l’existence tellement rangée qu’elle ferait passer une bonne sœur pour une folle débauchée adepte d’orgies nocturnes. Elle consacre sa vie à ses brillantes études, ses loisirs sont la lecture et l’apprentissage, et pour elle, une soirée dévergondée se résume à faire du baby-sitting en permettant aux petits de voir des films qui font peur. Côté cœur, c’est la vraie misère, les garçons ne l’intéressent pas, et il est fort à parier que cette pure midinette ne se soit jamais adonnée à la brouette potironnée. Yeaahhhhh, en voila une vie trépidante !

Michael Myers Halloween Film années 80Pourtant, ses deux meilleures amies ont du répondant, et se montrent plus insouciantes, bien portées sur les plaisirs de la chair, et n’ont de cesse de la pousser à profiter un peu plus de la vie, ne serait-ce qu’en flirtouillant un brin, ou en invitant un garçon (peu importe lequel, on va pas faire les difficiles vu l’état des lieux) au bal de promo de fin d’année. Mais que nenni, comme dans tout film d’horreur, il faut une fille irréprochable. Et dans Halloween, ce sera Laurie.

Laurie qui, ce jour du 31 octobre 1978, se sent épiée, suivie, mal à l’aise. Elle sent qu’un étrange malotru fait une fixette sur sa petite personne. Ce sauvageon arpente en effet la ville, et se manifeste avec son désormais célèbre masque, dérobé quelques instants plus tôt à la quincaillerie du coin.

La nuit tombe, et l’enfer commence dans ce quartier paisible, où Laurie et sa copine Annie se préparent à une soirée baby-sitting dans deux maisons voisines. S’ensuit des instants cauchemardesques pour Laurie et ses amies, qui seront la cible de Michael Myers, dont la particularité est d’être sans pitié, froid, dénué de tout sentiment. Et surtout d’être indestructible : les coups de couteau, les coups de feu et autres blessures l’arrêtent quelques instants, mais il se relève toujours, animé par son sinistre dessein, imperturbable et déterminé.

Docteur Film HalloweenY compris lors de la scène finale, où le médecin de Michael Myers, parti à sa poursuite juste après son évasion, parvient à le dégommer d’une décharge entière de flingue, sauvant la vie de la pauvre Laurie … mais malheureusement, le corps du tueur restera introuvable, le vilain étant parvenu à s’enfuir. Et au vu du nombre de suites composant la saga, c’est évident, ce gars est immortel.

Voila ce qu’on peut dire sur l’histoire du premier épisode de la série des Halloween, sans vous gâcher le plaisir de la découverte ou (trop) vous raconter le film. Ce fut un vrai carton lors de sa sortie, qui possède encore un grand nombre de fans. Pourtant, quand on voit les films d’épouvante actuels, Halloween n’a rien de sensationnel : on n’y voit quasiment pas une goutte de sang, les victimes ne sont guère nombreuses, et le méchant a l’air un peu kitsch avec son masque blanc. Mais ce film est un précurseur sur bien des points !

Affiche Film Psychose HitchcockEn 1978, très peu de films s’étaient aventurés dans ce genre inédit : pas choquant comme “L’Exorciste”, pas sanguinolent comme “Zombie”, pas malsain comme “Massacre à la Tronçonneuse”, les influences sont plutôt à chercher du côté du célèbre “Psychose” d’Alfred Hitchcock. Halloween fut le premier film d’un genre nouveau, appelé le Slasher.

Affiche Film ScreamLe Slasher est un sous-genre du film d’horreur mettant en scène un tueur en série œuvrant à l’aide d’un objet tranchant. Les plus célèbres représentants en sont la saga des Halloween donc, mais aussi les Vendredi 13 et les Freddy (même si pour ces célèbres griffes, cette classification est un peu discutée). Et quand on voit le nombre de suites qui ont été données à ces classiques, ce n’est rien de dire que le genre fut populaire dans notre jeunesse. Et ce n’est pas pour rien qu’à la fin des 90’s, le non moins classique “Scream” a remis ce genre au goût du jour, avec ce couteau et ce masque inoubliable.

Affiche US Film HalloweenMais en 1978, quasiment tout restait à inventer, et le résultat fut à la hauteur ! Car mine de rien, sans débauche d’effets spéciaux ou de sang qui gicle de toute part, le film parvient à nous coller les miquettes, et si on est un tantinet réceptif, on se prend à sursauter plusieurs fois avec Laurie et ses potes. Même encore maintenant, après avoir vu des productions bien plus récentes (et bien plus suggestives !) La réalisation par un des maîtres du genre John Carpenter n’y est sans doute pas étrangère !

Tourné avec un budget dérisoire de 300 000 dollars, Halloween en rapporta illico 47 millions. D’où les innombrables suites, ce serait trop bête de ne pas profiter du filon, hein ? ^^ 

Michael Myers du film HalloweenLa principale fierté de ce film est d’avoir offert son premier rôle d’envergure à la jolie Jamie Lee Curtis, que l’on retrouva plus tard dans “Un fauteuil pour deux” et “Un poisson nommé Wanda”. Ce film fut un tremplin profitable pour l’actrice, qui eut l’intelligence de ne pas s’enfermer dans le rôle. Elle joue également dans Halloween 2 (bah oui, ma p’tite dame, faut bien vivre, hein …), mais prit ensuite des rôles à contre-courant, bien plus orientés vers la comédie.

La saga continue donc sans elle, et régulièrement eûmes-nous droit à de nouvelles aventures du célèbre tueur au masque, tantôt réussies, tantôt complètement dispensables. Par exemple, le 3ème épisode est totalement hors sujet, et ne reprend pas du tout l’histoire de Michael Myers et de sa sœur Laurie. La plupart furent des semi-échecs commerciaux. Jusqu’en 1998, où Super Jamie reprend du service dans “Halloween, 20 ans après”, que j’ai eu la chance de voir au ciné (parce qu’en 1978, euh …).

La célèbre histoire reprit son cours, par une grosse production n’ayant pas grand chose à voir avec les opus semi-artisanaux du milieu des 80’s. Propulsé par le méga carton de “Scream” de 1997, “Halloween, 20 ans après” connût un beau succès. Ce fut moins le cas de l’ultime déclinaison de 2002, Halloween Résurrection qui clôt (temporairement ?) la saga sur un petit goût mitigé.

Saga films Halloween 1

Enfin, la regrettable mode des remakes se devant de sévir à tout moment, Halloween 2007 est sorti, reprenant l’histoire original du 1er volet, suivi d’Halloween 2 en 2009, films que j’ai préféré ne pas regarder. Je me contrefous de savoir s’ils sont bons ou pourris, c’est juste que je ne supporte pas ces incapables sans idées nouvelles, qui recourent à cette honteuse facilité. Ceci dit, je finirai bien par les regarder un jour, et j’adorerai sûrement le résultat. Je ne suis pas prêt, c’est tout ! 😉

Saga films Halloween 2

Mais le mieux est que vous vous fassiez votre propre opinion par vous-même ! Ces films gardent le charme de nos vieilles années, surtout ceux datant de la 1ère partie des années 80, avec des budgets assez modestes, et ce côté délicieusement ringard qui nous les fait presque considérer  comme des films comiques à présent. Ce qui ne veut pas dire qu’on n’a pas peur, hein !!

J’adorais voir ces films seuls dans le noir quand j’étais ado. Le goût des films d’horreur me vient de ma mère, qui assez tôt (vers 11-12 ans) m’a autorisé à visionner ces films (je pense que ça l’arrangeait de ne pas les regarder toute seule :D). Je profitais des rediffusions des célèbres sagas sur La 5 ou M6, dans leurs secondes parties de soirée pour me donner ma dose de frissons, et depuis j’aime les revisionner en me disant “Mais comment j’ai pu avoir la trouille en regardant ça !”  😀 Halloween ne fait pas exception à la règle, et fait partie des sagas que je préfère !

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