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Cela faisait un long moment que je suis resté en silence radio, désolé, j'essaierai d'être plus rapide à l'avenir. Je vous dévoile donc une autre partie de ma petite collection, après avoir remis à jour les deux premières parties, notamment du côté de l'Atari 2600 et de la Videopac, puisque j'ai trouvé d'autres petites choses pour ces machines. Et pour me faire pardonner de ce long silence radio, j'ai décidé d'apporter plus d'explications sur les machines que je vais vous présenter, ça rendra les choses un peu plus intéressantes, du moins, pour les amateurs. Ca tombe d'ailleurs très bien, car j'ai dernièrement déniché quelques trucs assez méconnus.
Alors voici la Microvision. Certains connaissent sans aucun doute cette console, celle que j'appelle "la console au Casse-brique à Superman"... Le jeu est tellement rapide que l'on a à peine le temps de réagir, la balle est déjà perdue ! Et pourtant son processeur n'est cadencé qu'à... 100 KHz... La Microvision est ce que l'on peut appeler la première console portable à cartouches de jeu interchangeables, sortie en 1979, ce qui ne nous rajeunit pas... Son écran n'affiche qu'une résolution très pauvre de 16x16 en noir et blanc. Trop limitée techniquement, on se doute bien que les jeux soient d'une simplicité désarmante, et pour cause la taille des cartouche ne dépasse pas... 2 Ko. Il n'existe que douze titres pour cette machine, dont quatre qui ne sont sortis qu'aux Etats Unis. Reste que, du fait que c'est la doyenne des portables, je la considère suffisamment marquante pour entrer dans ma petite collection.
Voici la boîte de la console, avec à l'intérieur sa housse de sécurité, son manuel et le jeu de "casse-briques à Superman" qui était vendu avec en bundle (ils avaient tout prévu, mine de rien !)


Et puis voici les six jeux que j'ai pour le moment :

Voici maintenant, pour certains, une curiosité. Certains d'entre vous connaissent, ou ont entendu parler de la Channel-F. Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est, sachez que c'est la toute première console de jeu de salon à cartouches programmables. Certes, l'idée d'une consoles dans laquelle il était possible d'enficher une cartouche n'est pas nouvelle, puisque ça s'est déjà vu sur la Magnavox Odyssey sortie en 1972. Mais sur cette dernière, les cartouches se contentaient simplement de débloquer un jeu qui était déjà pré-enregistré dans la cartouche, en configurant la position des cavaliers de la machine. Ici c'est différent, puisque c'est la première fois que l'on voit des cartouches dans laquelle on trouve des barrettes de mémoire contenant un programme de jeu. De fait, elle préfigure exactement ce que deviendra le marché pour presque une vingtaine d'années à venir.
Cette console américaine est en effet sortie en 1976, mais son succès sera finalement limité. La console aura du mal à décoller du fait d'un manque de jeux captivants, sans oublier qu'elle a le défaut d'avoir des manettes peu ergonomiques (une sorte de gâchette au boût de laquelle se trouve un petit joystick que l'on manipule avec le pouce, pas de bouton de shoot, car pour tirer, il faut appuyer sur ce même joystick !). L'année suivante, elle subira de plein fouet la concurrence de l'Atari 2600, puis plus tard de la Videopac, deux consoles bien plus performantes (si si, je vous jure !). En 1978, les droits de la machine seront cédés à Zircon qui sortira la Channel F System II. Elle se distingue par ses joysticks détachables, le reste étant identique. Elle ne connaîtra pas un meilleur succès, et la Channel-F disparait l'année suivante, avec une logithèque qui n'atteint pas la trentaine de titres. Un flop donc, ce qui en fait une console finalement peu commune. Mais cette machine peut être considérée comme un morceau d'histoire, ce qui lui vaut d'avoir ses fans et d'être recherchée par certains collectionneurs. Elle n'est jamais sortie en France, mais ce que l'on sait moins, c'est qu'il existe bien des clones sortis en Europe. Voici donc une Saba Videoplay, destinée au marché Allemand, vendue en tant que console à bas prix à l'époque. Au niveau du look, elle est très proche du modèle US, finalement. C'est une petite curiosité que j'ai récupérée il y a peu.
 Et voici les quelques jeux que j'ai eu avec la machine, la plupart sont en boîte.

Voici une autre curiosité pour certains, quoique celle-ci est un peu mieux connue. J'ai récupéré ça en même temps que la console Saba Videoplay. Il s'agit de l'Emerson Arcadia 2001, une console sortie à l'origine aux USA en 1982. Cette machine était conçue pour être une sérieuse rivale de l'Atari 2600 (si si, je vous jure !), capable de faire tourner des conversions de jeux d'arcade de meilleure qualité que sur cette dernière. En effet ses performances étaient supérieures à celle de l'Atari 2600, mais inférieures à celles de l'Intellivision... Mais cette année là, toujours aux USA, une autre sérieuse rivale pointait le bout de son nez : la CBS Colecovision, bien plus performante que toutes les autres machines sorties jusqu'à présent. Ce qui en faisait finalement une console peu compétitive, puisque de toutes façons, elle n'a pas eu droit aux prestigieuses conversions d'arcade prévues, puisque Atari, puis dans une moindre mesure, Coleco, vont truster toutes les licences. Au final, la machine n'aura vécu à peine une année.
Elle n'aura eu que peu de jeux, mais il en existe tout de même quelques uns assez sympathiques. Mais pourquoi je vous parle de l'Emerson Arcadia 2001, vous demandez-vous peut-être... Eh bien, malgré son manque de succès, elle s'est tout de même exportée dans le monde en particulier en Europe, notamment en Allemagne (où il existe plusieurs modèles différents !), aux Pays-Bas et même en France, mais avec des marques et des noms différents. Certains d'entre-vous la connaissent certainement, puisqu'elle porte le nom d'Advision Home Arcade chez nous, où elle était vendue en tant que console à bas prix. Ceci dit, ce n'est pas ce modèle que j'ai en ma possession mais deux clones allemands (et un autre clone britannique dont j'ai oublié d'en faire une photo pour l'instant). Je précise qu'il existe bien d'autres clones, tous incompatibles entre eux d'ailleurs (non, ce n'est même pas une blague !). Voici ceux que j'ai en ma possession, pour le moment...

Voici maintenant des exemples de cartouches de jeux, destinées à des clones divers et variés de cette machine...


On part maintenant sur du plus connu : la CBS Colecovision. Mais si, rappelez vous de cette console sortie en 1982 aux USA (1983 chez nous), qui défraya la chronique par ses performances absolument époustouflantes, et ses conversions d'arcade d'une fidélité que l'on imaginait impossible d'avoir chez soi ! Avec son puissant processeur Z80, mais aussi un coprocesseur graphique équipé de sa propre mémoire dédiée, et un autre pour la partie sonore (c'était encore jamais vu !), elle était la Rolls-Royce des consoles de salon, sans exagérer. Elle préfigure ce que seront des machines comme le Spectravidéo 718, le MSX ou encore la Master System (qui reprendront tous une architecture tout à fait identique, mais avec des modèles de co-processeurs plus performants) par exemples. Elle doit son succès à des titres d'arcade comme les fameux Donkey Kong et Donkey Kong Jr de Nintendo, mais aussi Turbo, Cosmic Avenger, Space Panic, qui eurent tous un certain succès en arcade, les conversions sur cette machine seront d'une qualité incomparable. A noter qu'il existe plusieurs accessoires et controllers spéciaux pour cette machine notamment le volant et le Pédalier pour Turbo, les Roller Controller pour le jeu Rocky, un adaptateur pour lire les cartouches Atari 2600 et aussi un ord... non, j'en reparlerai juste après. Cette machine a eu un certain succès car son prix certes élevé, était justifié par la qualité. Voici donc la machine que j'ai depuis mon enfance, snif...

Et puis quelques uns de mes jeux, je ne les ai cependant pas tous pris en photo, j'en rajouterai plus tard.
 Certains sur cette photo proviennent de la scène homebrew :

Et ça, c'est mon chouchou, puisqu'il est absolument neuf sous blister d'origine, et récupéré à trois fois rien.

Comme j'allais le dire tout à l'heure, j'ai également l'extension la plus importante de cette console, j'ai nommé l'Adam, bien évidemment. Quezaco ? Eh bien c'est tout simplement l'Expansion Module 3 qui est censé en faire un véritable ordinateur. Il est livré vraiment complet avec un clavier au toucher professionnel, une imprimante à marguerite qui offre une excellente qualité d'impression et de deux lecteurs de cassettes à haute vitesse. En outre, il apporte également 64 généreux Ko de mémoire vive supplémentaire, ainsi qu'un basic (en cassettes) et un traitement de texte (en ROM) assez performants sans oublier un "super-jeu" nommé Buck Rogers (qui était réellement de qualité à l'époque). Il est sorti en deux versions, l'un livré en bundle avec la console (pour ceux qui n'aurait pas encore de Coleco), l'autre, plus rare, livré seul (pour ceux qui avaient déjà la console de base).
Bref, cet ordi parait prometteur sur le papier. Ce sera néanmoins un ratage commercial complet, la faute à un prix bien trop élevé à sa sortie (près de 10 000 francs, ouch, ça fait mal !) et un manque de fiabilité flagrante (les retours SAV furent nombreux, sans oublier que la machine générait un champ magnétique au démarrage tel que les cassettes qui se trouvaient dans le lecteur à ce moment précis étaient rendues inutilisables). Et comme l'imprimante renferme l'alimentation de tout le système, le fait qu'elle tombe en panne vous laisse bien dans l'embarras. Les éditeurs n'ont donc pas suivi, et peu de logiciels et jeux sont sortis. Il est sorti en France, mais en très petite quantités, sachant qu'à ce moment là, la console est déjà mal en point commercialement aux USA, crise du marché oblige. Du fait de son manque de succès, l'Adam est devenu une pièce bien rare et convoitée. Celui que je vous montre aujourd'hui est de plus un modèle français complet en boîte, vendu sans la console, ce qui le rend particulièrement rare.
 L'intérieur de la boîte :

Le clavier, les cassettes livrées d'origine

Et une des deux marguerites avec une lingette nettoyante :

Je conclus aujourd'hui avec une machine qui est chère à mon cœur. Ceux qui sont venus au Mercurolstock l'année dernière et qui l'ont essayée s'en souviennent très certainement, il me semble d'ailleurs que certains sont bien tombés sous le charme de cette petite machine absolument fantastique. J'ai nommé la très particulière Vectrex, sortie en 1982, distribuée d'abord par General Consumer Electric, puis par MB. C'est une petite console qui intègre d'origine un écran à tube cathodique et une manette qui se replie, ce qui n'en fait cependant pas une portable, dans le sens où ses dimensions encore trop imposantes empêchent le jeu nomade, sans oublier qu'elle ne peut pas fonctionner sans prise secteur. Mais cette console n'est pas inhabituelle seulement par son look, elle l'est aussi dans son architecture. Son processeur Motorola 6809 qui tourne à 1.6 MHz est en effet spécialisé dans le calcul vectoriel. Son moniteur ne peut afficher que du noir et blanc, mais les concepteurs de la console ont pensé à inclure des petits renforcements permettant de placer un cellophane coloré et transparent à l'écran pour ajouter les couleurs qui manquaient aux jeux. Ce petit cellophane, appelé overlay en anglais, est différent pour chaque jeu. Tous les jeux de la machine sont graphiquement constitués de vecteurs, qui assemblés forment des figures diverses permettant de représenter un certain nombre de choses à l'écran. Les graphismes vectoriels donnent certes une ambiance très géométrique aux jeux, mais comme il est aussi nettement moins gourmand en temps machine par rapport à des graphismes bitmap traditionnels, il permet des effets spéciaux délirants à l'écran comme le zoom, la rotation, et même la distorsion, le tout avec une fluidité d'animation absolument remarquable. Il existe par ailleurs deux extensions pour cette petite machine. Le Lightpen est un stylo optique livré avec un jeu de création et d'animation graphiques (!!), nommé Art Master. A noter qu'il existe deux autres softs qui utilisent cet objet dont un de création musicale. L'autre extension est le 3D Imager, qui consiste simplement en des lunettes 3D sous forme d'un genre de casque, il est livré avec un jeu d'origine. D'autres softs ont été développés spécialement pour cette extension. L'effet 3D rendu par ces lunettes est absolument incroyable, surtout quand on sait que ça date de 1983 ! Malheureusement, ces objets sont devenus très rares et convoités, tout comme les jeux qui leurs sont dédiés d'ailleurs, donc très chers ! La machine n'aura vécu que deux ans à peine, la crise du marché l'ayant injustement balayée. Malgré l'ensemble de ses qualités, son succès sera resté mitigé, car il est vrai que son prix à l'époque était assez élevé. Mais ceux qui l'ont possédée en gardent un souvenir ému. La ludothèque officielle de la machine est certes limitée à une trentaine de titres, mais elle est de grande qualité, sachant qu'il existe également de nombreux jeux provenant de la scène homebrew (des jeux conçus par des amateurs passionnés de la machine, bien après la mort commerciale de cette dernière). La Vectrex est donc devenu un mythe qui continue de regrouper de plus en plus de passionnés. Vous l'aurez deviné, j'en suis moi aussi totalement fan. Voici ma machine complète en boîte, j'en ai également deux autres en loose (qui me permettent de jouer) :

Et puis la collection quasiment complète de jeux, avec même quelques variations différentes d'un même jeu.



Ici, trois variations différentes d'un même jeu, à savoir Blitz. Totalement à gauche, celle que nous connaissons, la version française. Au milieu, c'est la localisation canadienne (avec des inscriptions et une notice en français, mais le logo GCE, et à droite, la variation purement américaine.
Ici, vous avez des jeux qui utilisent les extensions que sont le Lightpen et le 3D Imager.
Et voici enfin les vues d'ensemble (c'est la Vectrex, et elle le vaut bien !) :
C'est tout pour aujourd'hui, la suite dès que je le pourrai. A bientôt !
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