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| Interview de Richard Gotainer ! |
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| Multimédia - Interviews et Reportages ! |
| Écrit par Tommy |
Suite à notre article publié la semaine dernière, Richard Gotainer a eu la gentillesse de nous accorder une interview, où il nous a longuement parlé de sa carrière, des années 80, de sa musique, de ses projets passés, actuels et à venir, mais aussi de bien d’autres choses … un entretien avec Monsieur Gotainer est un moment vraiment agréable, chaque question est prétexte à de longs dialogues abordant divers sujets, mêmes s’ils sont bien loin de la question de départ.
Nous avons du faire un choix parmi vos questions, quelquefois en mêler deux en une pour éviter les répétitions et les débordements de sujet (et d’horaire également
). Nous vous remercions de votre compréhension, et remercions à nouveau Richard Gotainer pour son amabilité et sa disponibilité ! A bientôt pour une prochaine interview !
Bonjour Richard Gotainer ! Bienvenue sur Eighties.fr, et merci de nous accorder cet entretien. Un entretien d’autant plus agréable, parce que vous avez de nombreux fans parmi nos internautes. Ils ont été ravis d’apprendre qu’on vous mettait à l’honneur cette semaine, et que vous étiez d’accord pour répondre à leurs quelques questions.
On va faire un petit retour en arrière sur votre carrière, on va aborder les différents domaines artistiques où vous vous êtes illustrés, et bien sûr parler de votre actualité.
Tout d’abord, est-ce que vous pourriez nous dire globalement la vision que vous avez des années 80, où on a constaté que vous perciez auprès du grand public.
Personnellement, l’aspect « Années 80» m’a tellement demandé de participer à des manifestations des années 80, que j’ai l’impression que ce serait une jolie sépulture qu’on voudrait me faire, qui se construirait autour de moi. Les années 80 sont un moment formidable, et je vous expliquerai pourquoi, mais je ne me suis pas arrêté là, ma vie d’artiste, de créatif continue, et je ne suis pas tout à fait prêt pour entrer au panthéon, même à celui des années 80.
Oui, d’être « catalogué » dans cette époque …
Voilà. J’ai envie d’exister aujourd’hui, et c’est vrai que les haut-parleurs et les fenêtres qui me sont offertes sont plus petits et moins ouvertes. Cela dit, des choses formidables se passent, comme Internet, qui permet de s’exprimer parallèlement à tout ça. Je suis très fier d’avoir un site vivant auquel je consacre pas mal d’énergie, et c’est une autre manière de communiquer avec son public.
Peut-être plus des produits que des vrais artistes ?
Maintenant, le jeu consiste à être connu. Il y a une espèce de course à la starification. Cindy Sander star, j’ai envie de dire « Mon cul sur la commode »
(Rires)
On va revenir au début de votre carrière artistique. Vous avez commencé votre carrière artistique grâce à la Pub. Comment ça se passait, la conception des publicités ? Vous aviez déjà des musiques en stocks, et vous adaptiez les textes selon les annonceurs …
J’ai toujours procédé de la même manière. La pub, c’est comme une espèce de DST, un Devoir sur Table ! On vous impose un sujet, et c’est à vous de trouver une manière rigolote, intéressante, passionnante, émouvant de véhiculer un message. Ça m’a toujours intéressé, et j’ai toujours fais de façon artisanale. Je pense que je suis un artisan. C’est peut-être le titre que je revendique le plus. J’aime bien mettre mes mains dans le cambouis, participer à la création des choses, être au premier plan.
Evidemment que ça me touche ! Comme ça me touche de savoir que j’ai des textes du Youki ou de Primitif dans les livres d’écoles. Ça veut dire que je fais partie de la culture des gens de mon pays. Je rentre dans la conscience collective, et les gens, malgré moi, malgré ce que je veux et ce que je ne veux pas, m’emportent avec eux et m’emportent vers le futur. Et je rentre dans la « culture », mais avec un petit « c », hein ? Mais ils m’emportent avec eux. Et ça, c’est absolument génial …
Je crois qu’on est ce que l’on vit, on sent ce que l’on bouffe … Oui, forcément. Moi, je vous dis, je ne suis pas nostalgique, je n’ai pas du tout envie de me raconter dans mes chansons, la démarche n’est pas du tout nombriliste. C’est pas moi que je raconte, c’est Nous, c’est Vous, c’est ce que nous aurons en commun. Mais ce que nous avons en commun, j’en ai une partie. Donc je suis bien obligé, quand je chante le Mambo du Décalco, c’est parce que quand j’étais petit j’étais un fan des décalcos. Pourquoi j’y évoque Davy Crocket ? Parce que pour moi, c’était mon héros. Comme certains peuvent avoir Zorro ou je ne sais qui, moi c’était Davy Crocket. Je voulais … je rêvais d’être Davy Crocket quand j’étais petit. Et puis je rêvais d’être chef Indien aussi.
Tout ça rentre dans ma culture, en plus de Racine, de Corneille, et de Victor Hugo qu’on m’apprenait à l’école, j’avais aussi Laurel & Hardy, Tex Avery … Tout ça rentrait dans ma culture. Et Brassens. Et Trenet. Et tout ça mélangé fait que, vu avec des grosses lunettes, ça a fait du Gotainer.
Quand je me mets à ma table de travail, je ne veux pas faire du Gotainer. Et quand j’entends dans mon équipe, des gens avec qui je travaille : « Ouais, mais ça fait Gotainer ou ça fait pas Gotainer », ça me met hors de moi ! Je ne veux pas entendre ça. Je m’en fous de Gotainer, moi ! Je veux aller de l’avant. Sinon, après avoir fait le Youki, je vous aurais fait le Miaou, ou le Minou. Après le Mambo du Décalco, je vous aurais fait le Twist de l’autocollant.
Il est pas question de ça ! Moi, j’ai été à l’école des Beatles. Et les Beatles avaient jamais deux morceaux semblables. Jamais ils ne se copiaient, jamais, jamais … mais ils avaient des références. Chuck Berry, le Rock … Bah ça, c’est de la culture. On a le droit d’avoir des inspirations. Je crois qu’un artiste sans référence n’est pas grand-chose. A moins qu’il soit assez balaise pour poser lui-même ses premières références. Heureux l’homme de Cro-Magnon qui posa sa main sur une caverne, et en fit pour la première fois le contour avec un charbon de bois. Celui-là, il avait inventé un concept. Moi, j’ai pas envie de me refaire, ça m’intéresse pas … Voilà.
Sur le site, on a titré l’article à votre sujet« Richard Gotainer, l’artiste complet ». Est-ce qu’il y a tout de même encore un domaine artistique dans lequel vous aimeriez vous aventurer ?
Il y a une chose qui me tente beaucoup, que j’essaie d’exercer tous les jours … Je pense que la plus belle œuvre d’art, même si c’est avec un petit « a », même si c’est de l’art mineur, je voudrais que ce soit ma vie, pour moi. C'est-à-dire que ça sert à rien de faire de la création. Toutes les ambitions de tous les hommes ne sont rien si ils ont loupé leur vie. Pour l’instant, ma vie, je la trouve plutôt pas mal gaulée. Je me suis sorti de pas mal de couillonnades qui auraient pu mal tourner. J’ai pleinement profité de ma paternité et je vis avec mes enfants des moments formidables que je ne voudrais louper à aucun moment. C’est tous les jours que ça se passe. Et je suis comme tout le monde. Et j’ai des coups de blues. Et des fois ça va pas, et des fois ça fait chier parce que j’ai trop d’impôts. Et parce que j’ai pas assez de blé, et parce que il pleut, et parce que il fait noir … Mais j’ai cette chance d’avoir une espèce de bosse de l’optimisme qui fait que je vois toujours mieux ce que la vie peut m’apporter de drôle. Parce que la vie, elle est rigolote ! Elle est quelquefois très très chiante, et y’a des mecs qu’ont pas de bol, c’est vrai. Et puis y’en a qui ont un peu plus de chance, et il faut le savoir quand on a de la chance, sinon ça sert à rien … Donc si y’a vraiment un domaine dans lequel je voudrais exceller … J’voudrais un jour arriver peut-être à m’offrir un moment de vie sabbatique, on va dire … où je peux faire ce que je veux sans aucun autre soucis que de regarder le soleil et d’avancer, de pédaler sur un vélo, de me promener, ça oui, je voudrais bien ! Sinon, tous les autres domaines, je les aborde … là j’ai commencé l’écriture d’un truc …. La création, c’est ce qui me nourrit, c’est qui me fait avancer, hein ….
J’veux pas que ça nuise à ma vie. Je suis, comment dirais-je, navré, mortifié quand j’entends des gens qui en arrivent à se suicider parce qu’ils sont pas heureux dans leur travail ! Et j’me dis « Mais bordel ! Comment, pourquoi t’as pas eu un pote à côté de toi qui t’a dit ‘’Laisse tomber ton bâton de machin ! Va te Promener. Va te Promener !’’ La vie, elle est quand même …. » J’arrive pas à comprendre pourquoi les mecs se foutent sur la gueule, j’arrive pas à comprendre pourquoi … pourquoi … j’arrive pas.
J’ai du mal à comprendre … l’Humanité, quelquefois. J’ai du mal.
On va à présent parler de votre actualité, parce qu’elle est assez fournie. Vous avez sorti un disque en 2008, Espèce de Bonobo. Pourriez-vous expliquer aux gens qui ne le savent pas forcément, ce qu’est un bonobo, s’il vous plait ?
Moi, j’ai un peu détourné le truc, parce que ce disque est un disque très très branché sur … disons sur l’Amour. Voilà, c’est un disque amoureux …
Oui, on retrouve des chansons coquines et drôles, mais aussi de chouettes moments de poésie, voire même de gros blues. A mon sens, le sentiment qui prédomine est une déclaration d’amour, pas forcément à la femme, mais à l’être humain. Vous aviez envie de transmettre toutes ces émotions à la fois sur cet album ?
Oui, et une il y a une chanson qui est très très triste, qui s’appelle « L’Image de Toi ». Moi, j’ai toujours aimé ça, au fur et à mesure, que les gens me découvrent … La question que j’ai toujours, je vais me la poser avant que vous ne me la serviez ! C’est « Est-ce que ça ne vous embête pas d’être pris pour un clown, alors que vous avez des chansons qui sont plus sentimentales ? » Moi, ça a été depuis le début, dès mon premier album, j’ai toujours eu des chansons … J’ai jamais joué qu’avec le nez rouge. Et puis, le rigolo ne m’intéresse pas. Moi, ce qui m’intéresse, c’est le drôle. Parce qu’une chanson rigolote, vous l’écoutez une fois, elle vous fait chier au bout de la deuxième. En revanche, une chanson, si elle est drôle, vous pouvez l’entendre plusieurs fois. Et le propre d’une chanson, c’est de pouvoir être écoutée, hein... Donc moi, j’aime bien jouer avec tous ces sentiments. Alors c’est vrai que le drôle fait partie de l’histoire. Et quelquefois, quand la tristesse est tellement grande, ça peut faire le tour du cadran, et ça peut en devenir drôle.
Pour terminer, on va parler de votre actualité brûlante, puisque vous vous apprêtez à donner une série de concerts au New Morning. Ce sera du 3 au 7 novembre … Cette salle a une ambiance vraiment particulière à Paris, très très intimiste. Je voulais vous demander à quel spectacle doit-on s’attendre ?
Pour être tout à fait honnête, je n’en sais rien … je ne sais pas tout de ce spectacle encore … ce que je sais …
Bon, c’est dans une semaine, quand même !
Oui, mais je commence à voir les contours … Vous avez raison, mais j’suis en pleine répète, on répète tous les jours. Vous avez raison,
C’est à dire que j’ai envie de choses beaucoup plus proches des gens. Il n’y aura pas de mise en scène spéciale. J’ai envie d’arriver un peu avec des potes, comme certains Bluesmen ou certains Jazzmen arrivent, s’installent, et puis bon … Ils prennent la guitare et ils improvisent.
Oh, improviser, c’est pas le mot, parce que c’est pas mon style, et l’improvisation, ça viendra sur un truc qui sera mis au point. Mais j’ai envie de jouer des choses que j’ai pas jouer depuis très longtemps, comme « les 4 saisons », comme « Rupture de stock », y’aura du « Béquillard des Bois » Evidemment , y’a du Sampa … mais tout ça sera traité d’une manière que j’ai jamais traitée. C’est à dire que je ne vais pas faire de la reconstitution du Sampa ou du Mambo du Décalco tel que les gens le connaissent dans l’oreille … On va prendre les chansons et on va les jouer comme si on était des potes autour d’un feu de bois. Avec une intention de convivialité énorme. Ça va plutôt être ça, quoi.
Et quand vous dites que c’est dans une semaine, et que je sais pas encore comment va être le spectacle … y’a quelque chose de vrai, là-dedans, y’a quelque chose ! Moi-même, je vais être le premier spectateur de mon truc. Ça veut pas dire que je serai pas prêt, hein ! ça veut dire que la vraie image de ce spectacle, je vais l’avoir une fois que je vais y être.
Vous avez envie de vous surprendre vous-même ?
Bah oui, sinon, c’est pas marrant !!
Richard Gotainer, je vous remercie infiniment au nom de tous vos fans qui se trouvent sur notre site, et qui m’ont chargé de vous embrasser bien fort. Vous souhaitez dire un p’tit mot pour terminer, leur donner un message particulier ?
Mais là, ceux qui m’aiment bien, en tous les cas, vont entendre au New Morning des trucs que j’ai jamais joués. J’peux vous dire que les répètes en ce moment … les musiciens savent ! Mes chansons sont apparemment simples, mais techniquement, les musiciens s’attrapent quelquefois un peu les couilles, quand même, parce que c’est pas toujours évident !
Mais on est en train de monter un truc qui a une drôle de tronche ! Ah ouais … Je sais pas si vous connaissez un morceau comme « Allelujah », c’est un truc, c’est pas facile à monter, mais on va y arriver, et ça va être très chouette ! Donc ça va être une espèce de carnet, j’espère vachement intéressant. Et ceux qui ne peuvent pas venir à ce New Morning, j’espère qu’on va les visiter parce qu’il est prévu une tournée en France. Ceux qui ne connaissent pas encore mon site, qu’ils viennent me rendre une petite visite sur le www.gotainer.com, qui est un endroit que j’aime bien, et qui est fait pour ceux qui m’aiment bien, voilà.
Rendez-vous tous sur le www.gotainer.com. Rendez-vous également au New Morning du 3 au 7 novembre, pour des morceaux interprétés d’une manière différente, ou même pas interprété depuis très longtemps … Comme à la maison. Et sinon, bien sûr, le disque « Espèce de Bonobo », qui est toujours votre actualité, et qui est disponible. Monsieur Gotainer, je vous remercie infiniment, et je vous dis à très bientôt !
C’était un vrai régal.
Merci ! De même !
Allez, j’vous salue ! |
Joyeux anniversaire !
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30/7/2010 Arnold Schwarzenegger (63 ans) Jean Reno (62 ans) Kate Bush (52 ans) |
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). Mais franchement, ce serait dommage de vous priver de la jolie voix de l’artiste, de sa spontanéité, de son humour aussi.






Alors, un bonobo est un petit singe qui ressemble à un chimpanzé, et qui se trouve dans l’échelle de l’évolution darwinienne, entre l’Homme et le Chimpanzé. C'est-à-dire qu’il est très très évolué, enfin, si on peut considérer que l’Homme est le plus évolué de tous ces primates. Ce que, j’ai été étonné, la plupart des hommes ne reconnaissent pas. Souvent, l’homme se considère au-delà de l’animalité, ou hors zoologie. Hors, on fait partie du parc zoologique du monde. Et cet animal a une particularité, une singularité, c’est d’être très très branché sexe, et règle toutes les tensions du groupe par la sexualité. Alors j’ai trouvé qu’il y a avait une grosse ressemblance avec nous, les hommes. Je pense que l’homme est avec ce bonobo, un des animaux du monde à être plus branché sur sa quequette et sur son cul. Et le moteur, le nerf de la guerre, est un peu là. Le blé, l’argent, la puissance, le pouvoir … Ce ne sont que des manifestations de poils de cul ! Donc il me semblait que c’était pas mal !
J’pourrais leur dire, si vous ne pouvez pas venir au New Morning … ce qui serait dommage parce que … j’vais pas chanter jusqu’à trois cents ans, hein ! Y’a un moment donné, j’aurais peut-être envie de faire autre chose.





