Clip du jour : Johnny, qu’est-ce qui t’a pris ?! (Casualty of love 1984)

Pochette disque 45 tours Johnny Casualty of loveMême les plus grandes légendes ont connu des moments de solitude …Notre Johnny national n’a pas fait exception à la règle. En témoigne ce clip du jour, daté de 1984, qui m’a complètement subjugué par son côté kitsch, démodé … presque pathétique.

Au début des années 80, Johnny est au creux de la vague. Il enchaîne les albums médiocres (dont un album en espagnol aussi digeste que des tapas avariées), et mise sur la quantité plutôt que la qualité.

En 1984, en manque d’idées, l’Idole des jeunes décide de chanter en anglais. Bon, pourquoi pas. Et il reprend “Vertige de l’Amour”, le tube du jeune rocker français Alain Bashung. ça s’appelle “Casualty of Love”, et c’est un peu un copier-coller de l’original niveau musique, sans grande originalité, avec un accent frenchy bien marqué. Cette reprise n’est pas mauvaise en soi, mais elle révèle à quel point la star est à court d’inspiration, et en est réduit à pomper la nouvelle scène française. Comme si aujourd’hui, Cabrel reprenait in english du M.Pokora (désolé pour cette affreuse comparaison).

Et ce clip … quelle tristesse ! Un mélange d’images racoleuses, des filles dévêtues, des endroits glauques, de la bagarre pitoyable, filmés avec une caméra qui a dû servir aux Feux de l’Amour ou à Santa Barbara. ça fait un peu de peine pour notre champion, qui valait bien mieux que cet assemblage musical bon marché …

Mais après tout, ce fut certainement un mal pour un bien … Il fallait bien ça pour que notre Johnny réagisse, et de la plus brillante des manières … car moins d’un an plus tard, Bingo ! Il fait “Rock n roll attitude” avec Michel Berger, et par la suite, nous sort des merveilles avec Goldman, ou avec David le fiston.

Alors qui sait ? Sans ce clip bien cheap, qui fleure bon la précipitation et l’approximation, nous n’aurions peut-être pas eu les pépites que sont Quelque Chose de Tennessee, L’Envie, Je te promets ou Mirador … Et rien que pour ça, je suis preneur de ce titre (même si je ne lâcherai pas un kopeck dans le disque 🙂 ) !

 

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1 Commentaire

  1. Clip pourtant realisé par bob swaim , qui venait de tourner le film “la balance” qui recevra plusieurs cesars.
    On parle toujours du creux de la vague de Johnny du debut des années 80 , sous entendant qu’il ne sortait plus de tubes grands publics qui occupaient la tete des hit parade. Mais cette periode en demeure pas moins interessante et comporte de nombreuses reussites comme notamment le triplé “Drole de metier”- “entre violence et violons” -” special enfants du rock”, juste avant d’assurer une serie de concerts hallucinants au zenith en 84.
    Sans Goldman et Berger, peut etre que Johnny serait passé à la trappe durant ces années 80 qui furent fatales a de nombreux artistes des années 60-70… Mais perso, le Johnny sur ces deux albums n ‘a jamais ete ma tasse de thé, en depit de tubes indeniables, et aujourd hui vous pouvez ecouter ces deux albums qui sans aucun doute etaient typique eighties niveau son et realisation lui permettant de se remettre en selle, puis Casualty of love (et tout l’album en VO d’où il est extrait…) pour vous rendre compte que ce qui a le mieux vieilli musicalement parlement c est bien casualty of love et non l’envie (dans sa version studio originale)

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